LE MAROC DEFILE
LE MAROC DEFILE
Et l'Atlas apparaît, devançant le cortège,
Suivi par Ifrane, dans son caftan de neige.
Le célèbre Toubkal au turban de cristal,
Accorde son violon avant le récital.
Et Rabat la glorieuse, somptueuse et racée,
Suit la belle blanche d'un lent pas cadencé.
Et la haute Tanger dont la voix est si vive,
D'un youyou strident, ovationne les convives.
Azrou et Kénifra, Bni Mellal en burnous,
Rejoignent les Zaïnes dans la danse de haidous.
Marrakech la rouge, aux remparts crénelés,
Offre un charme imposant et partout adulé.
Et Fez psalmodie, d'un ton magistral,
Le trésor des medersas, le savoir ancestral.
Et Sous la savante, aux trésors inédits,
Edicte la sagesse des confins érudits.
Les kasbas, les remparts, les palmeraies d'Erfoud,
Les thermes d'Oulmes, les cascades d'Ouzoud,
Les roses de M'gouna, l'arganier et ses huiles,
Les gorges de Dades et le lac d'Imichil.
De Layoune à Oujda, de Dakhla à Tétouane,
De Smara à Meknès, de Boujdour à Berkane,
Le Maroc splendide, gai et souriant,
Tolérant, candide, clair et accueillant,
Sage, modérateur, stable et bien guidé,
Fervent défenseur des nobles idées ;
Pour la tolérance, il s'est fait l'apôtre,
Il a toujours admis l'existence de l'autre.
COUSCOUS DE CHEZ NOUS
La "gassâa", ce grand plat en noyer noirci par l'âge et poli par l'usage, a toujours été le symbole de l’abondance et de la générosité.Elle est réservée principalement au couscous, ce plat magique qui a fait coulé tant d’encre et de salive.
Les grains de semoules bien roulés, égrenés, abondamment arrosés et fumés, puis enduits à volonté de beurre rance (smen), forment un monticule dont la crête est richement fleurie par des rangées de carottes, de courge rouge et de rondelles de tomate émondées. Le cratère engouffre toute une épaule d’agneau soigneusement camouflée sous une épaisse couche d’oignons émincés, de navets amers (mahfour), d'aubergines et de courgettes.
Les cornes de piment rouge dissimulent soigneusement leur piquant et attendent patiemment le palier enchanté qui fuit l'insipide et qui cherche le plaisir dans la fine brulure. Les pois chiches, gonflés à bloc, fixent du regard le raisin moelleux, jadis sec, qui parsème le dôme.Sur les flancs, la lave de jus de cuisson et de magma d’épices, avidement absorbée par la semoule, n’arrive pas à atteindre le pied du volcan.
Quand la "gassâa" entre en scène, une odeur exquise embaume toute la chambre et met l’eau à la bouche tant aux "fines bouches" qu’aux "bouches fines". Dès que les doigts agiles des convives se mettent à l’œuvre, le paysage change de physionomie : semoule, légumes et graisse sont malaxés, écrasés, pétris puis artistement enroulés en boulettes, avant d’être jetés avec une adresse remarquable dans les bouches avides. La mastication n’est que superficielle : c’est "du prêt à avaler."
En cas de défaut d‘"emballage", la boulette arrive toute chaude sur la langue et provoque une éruption, un incendie que même les larmes n’arrivent pas à éteindre. La bouchée est,malgré tout, avalée car une nouvelle boulette est déjà sur les rails et la viande, à présent à ciel ouvert, est un régal éphémère qui n’attend pas.
La "gassâa" est nivelée, déblayée, vidée, essuyée. Les langues, rougies par l’épreuve, vont lécher les quelques grains de semoule qui ont cherché refuge entre les doigts affairés.
Y a-t-il un repas plus succulent, plus appétissant, plus nourrissant, plus savoureux, plus nutritif, plus équilibré, plus consistant que le couscous ?
Je ne crois pas.
BESSA7A ...
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LES BEAUX PALAIS DE MARRAKECH
Le « palais resplendissant » Edifié à la fin du XIXème siècle par Si Moussa, grand vizir du sultan Sidi Mohamed Ben Abderrahmane dans un quartier connu aujourd’hui sous le nom de « Riad Zitoun Jdid ».
Le palais BAHIA comporte deux grands jardins, le premier est réalisé par Si Moussa et le deuxième vers 1880 par son fils Ba Hmad un vizir, ministre qui a assuré la régence des souverains Moulay Hassan et Abdelaziz. Il était le véritable maître du Maroc entre 1894 et 1900. Le palais est un chef d’œuvre de l'art marocain.
Le bâtiment, presque uniquement en rez-de-chaussée avec un seul appartement au premier étage le menzeh, s'étend ainsi sur huit hectares.
un petit riyad : un jardin intérieur sur lequel s’ouvrent des salles et des niches. C’est là que Ba Hmad recevait les gens du gouvernement dans la grande salle du conseil au plafond peint et ajouré. C’est là également que furent aménagés, plus tard, les bureaux du maréchal Lyautey.
La petite cour : Quatre chambres s’ouvrant sur une cour à ciel ouvert entièrement carrelée de marbre et de zellidj (carreaux de céramique) constituaient les appartements privés de Ba Hmad ; elles ont été transformées au temps de Lyautey en chambre des officiers.
La grande cour de marbre dite « Cour d’honneur » : C’est une immense cour (50 m x 30 m) à ciel ouvert, dallée de marbre et de zellidj entourée d’une galerie aux colonnes en bois découpé, sur laquelle s’ouvre une imposante salle de réception dite Salle de conseil, la plus grande du palais (20 m x 8 m) et dont le plafond peint est d’une grande beauté.
Le grand riyad : C’est la partie la plus ancienne du palais que fit édifier le père de Ba Hmad, Si Moussa, achevée en 1866-1867 et réaménagée par la suite. Ce riyad se distingue, en plus du jardin, par ses deux salles et ses deux niches à la décoration raffinée.
L’appartement privé : Deux salles et deux niches donnent sur un espace couvert d’un plafond peint, éclairé par des panneaux de plâtre sculpté et finement ajouré. /http%3A%2F%2Fs6.netlogstatic.com%2Ffr%2Fp%2Foo%2F157668401_12806165_57041485.jpg)
























